Notre Dame du Perpetuel secours

Notre Dame du Perpetuel secours dans Marie est nous nd-ps-2

L’icône lors de sa restauration de 1866 (les couronnes)

Petite explication, à ma douce Anne

Deux anges présentent, à Jésus, enfant, les objets de son sacrifice, l’un tient dans sa main un coussin, où repose la couronne d’épine, l’autre, tient dans sa main, la lance et à son extrémité l’éponge imbibée de vinaigre.

Il a peur et la Vierge Marie est là pour le soutenir, comme elle sera là au pied de la glorieuse croix, où elle nous est offerte comme Mère.

finalement j’en apprend aussi…

.

Qui ne connaît, sous une variante ou une autre, cette image reproduite à des millions d’exemplaires? Il ne s’agit pas d’un table quelconque, mais d’une icône (image, en grec) destinée au culte de style byzantin, or l’église d’Orient ne prétend (ait) pas à une peinture réaliste, mais à refléter l’esprit, le contenu théologique de la représentation. Peinture en détrempe sur bois de cêdre, l’original se trouve à Rome, en l’église du Très-Saint-Rédempteur et de Saint- Alphonse-de-Ligori, via Merulana. Il ne semble pas inutile, en ce joli mois de « mai, mois de Marie », de nous pencher sur son histoire et sa signification (1).
Il s’agit de la version, venue de By-zance ou élaborée en Crête, la plus ancienne connue puisque antérieure au XIIIe siècle, de la Strastnaia (Vierge de la Passion ou souffrante), dérivée du moine-peintre S. Lazare de Byzance. Qui introduisit, dans les icônes de la Vierge à l’Enfant, les deux anges miniatures, portant les instruments de la Passion: la lance et le roseau à l’éponge, pour Saint Michel, à gauche; la croix et quatre clous pour Saint Gabriel, à droite. Antérieure au XIIIe siècle, où les codes de couleurs changèrent, elle nous présente Marie vétue d’une tunique rouge (royauté) et d’un manteau-cape bleu (humanité) ; l’Enfant, âgé de six à huit ans, porte une tunique verte (humilité) recouverte d’un manteau rouge (royauté et sacrifice) et or (divinité). Effrayé à la vue des instruments de la Passion, d’un mouvement brusque – au point qu’il en perd sa sandale – l’Enfant se réfugie sur la poitrine de sa Mère et s’accroche à sa main. Celle-ci le caresse d’une main, tandis qu’Elle se tourne vers le spectateur, vers nous tous, montrant toute l’inquiétude et la tristesse de son visage. Pressentiment, intuition livrés à notre méditation et liés à l’épisode du vieillard Siméon, lors de la Présentation au Temple – « Et un glaive de douleur te transpercera le coeur »?
Sur fond or, des inscriptions désignent Marie, Mère de Dieu, sorte de titre du tableau qui rappelle la proclamation du Concile d’éphèse, en 431. Plus bas, l’archange Saint Michel et l’archange Gabriel. Près du visage de l’Enfant, IC XC, Jésus-Christ. Ce n’est que lors de sa restauration par le peintre polonais L. Nowotny, en 1866, que furent rajoutés une croix carrée, près de l’étoile, sur le front de Notre-Dame et des plis d’or à son Manteau. Puis, en 1867, les couronnes d’or et de pierres précieuses sur les deux têtes de la Mère et de l’Enfant, pour le couronnement canonique du 23 juin (mais sa fête est fixée au 27 juin).
F. Ferrero écrit, dans son étude de 1866: « Du titre même ainsi que des personnages de notre icône découlent tous les éléments de la dévotion à Notre-Dame du PerpŽtuel Secours. Le rôle maternel de Marie y est fortement souligné ainsi que sa place dans notre Rédemption. Aussi beaucoup d’artistes et de prédicateurs ont vu dans cette icône une expression vivante de la miséricorde et de la bonté de la Mère de Dieu à notre égard, car elle regarde nos misères avec tant de pitié et elle vient sans cesse à notre secours. »

De la Crête à Rome
Des manuscrits anciens relatent l’histoire rocambolesque de cette icône. Le franciscain Mariano de Florence dans Itinerarium urbis Romae (Itinéraires dans la ville de Rome, 1 518), ainsi que des copies italiennes et espagnoles des panneaux sur plaques de bois longtemps apposés près d’elle, pendant la période de 1499 à 1798. Le tableau fut honoré sur le maître-autel de l’ancienne église de San Mateo (Matthieu, à Rome), alors confiée aux Augustins – mais qui devait être détruite en 1798, avec 29 autres églises, sur ordre du général napoléonien Masséna.
Selon ces manuscrits, un marchand crétois aurait volé à Lassithi (
2) une image qui faisait beaucoup de miracles dans une église de son île. La cachant dans ses bagages, il embarqua. Un an plus tard, et réchappé d’une terrible tempête, il arrive à Rome (entre 1480 et 1490). Tombé malade, il est accueilli par un ami qui prend soin de lui. Se voyant mourir, il confesse comment il a dérobé l’image miraculeuse et demande une ultime faveur: « Ma mort imminente m’empêche de porter ce tableau où je pensais le faire. Occupe-toi, je te prie, de le faire mettre dans une église où il sera honoré publiquement. »
Son épouse préfére pourtant garder dans sa chambre l’image effectivement retrouvée dans les bagages du défunt. Neuf mois plus tard, la Vierge apparaît en rêve à l’ami et demande « qu’on la place dans un lieu plus digne ». Malgré un second rêve, l’ami n’en fait rien. Alors, Marie l’avertit que « si on ne la place pas dans une église, cela tournera mal ». Effrayé, il raconte l’affaire à son épouse, lui demandant d’aller remettre l’icône. Mais l’épouse se rebiffe: n’étant pas païenne mais chrétienne, elle peut bien garder une statue chez elle. L’homme cède. Mais voici que Marie revient :
« Je t’ai averti et même menacé à plusieurs reprises de me sortir d’ici et tu n’as pas voulu me croire. Je vois qu’il faut que tu sortes d’abord, pour que je puisse ensuite trouver un lieu plus digne. »
Tombé malade à son tour, l’homme meurt lui aussi. Quelque temps plus tard, la Vierge se manifeste à l’une de ses filles,âgée de six ans:
« Dis à ta mère et à ton grand-père: Sainte Marie du Perpétuel Secours vous ordonne de la sortir de chez vous, sinon vous mourrez tous bientôt. » Dernière partie qui était soulignée sur le panneau de bois recopié dans les manuscrits.
L’advocation est donnée par la Mère de Dieu elle-même. La Vierge du Bon Secours était alors connue de l’église latine.
L’enfant convainquit d’autant plus aisément sa mère que celle-ci avait eu la même vision. Tremblant et pleurant à l’idée qu’elle avait causé la mort de son mari – on ne détourne pas impunément les choses de Dieu –, elle décide d’obtempérer et de la porter aux Augustins de l’église Saint-Matthieu. Pourtant, une voisine l’en dissuade:
« Il faut être idiot pour croire à ces choses. La Vierge Marie est au Ciel et ne se préoccupe nullement de ce que nous faisons de ses images. Si tu la jettes au feu, elle brûlera comme n’importe quel objet de bois. Puisque tu as tellement peur, eh bien, donne-la moi! »
Mais l’après-midi même, la voisine est prise d’un étrange malaise dont elle ne guérira qu’après avoir fait une promesse à la Vierge.
Finalement, la Vierge s’en revient visiter la fillette, lui disant de transmettre à sa mère que « son image devait être placée entre sa chère église Sainte- Marie-Majeure et celle de son cher fils adoptif Saint Jean (de Latran), dans une église consacrée à l’apôtre Saint Matthieu ». Obéissant enfin, la mère prend contact avec les Augustins (qui s’occupaient alors de l’église Saint-Matthieu) et, le 27 mars ou mai (l’inscription est peu lisible) 1449, l’icône y est menée par le clergé, en présence du peuple des fidèles. Lors de cette translation, premier miracle connu de cette icône en Occident : un homme paralysé du bras et du côté droit, qui s’en remet humblement à Dieu et à sa Mère en faisant une promesse, est guéri sur- le-champ. Mais Saint-Matthieu est une église pauvre dans un quartier dépeuplé: culte et signes demeurent locaux.

Perdue puis retrouvée par les Rédemptoristes
L’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours resta donc exposée sur l’autel majeur jusqu’à ce que l’église Saint- Matthieu soit rasée par Masséna (1798). La communauté des Augustins s’en fut pour certains en Irlande et pour d’autres à Saint-Eusèbe, emportant avec elle la précieuse icône; puis à Sainte-Marie-in-Posterula (près du Castel sant’Angelo), aujourd’hui disparue aussi. Mais, comme on y vénérait déjà Notre-Dame de la Grâce, ils placèrent l’icône dans un oratoire privé où l’on perdit sa mémoire.
Il fallut un fait providentiel pour la retrouver. Les jésuites de l’église du Gesu préchaient tous les samedis sur des thèmes mariaux. Ainsi, le Père Francisco Blosi, S.J., parla de la Madone du Perpétuel Secours dans un sermon du 7 février 1863 (selon une homélie d’un autre jésuite, du 31 août 1715, soit cent cinquante ans auparavant). Regrettant qu’on en ait perdu la trace, depuis soixante-dix ans alors, il s’exclama:
« Plaise-t-il à Dieu que parmi mes auditeurs, quelqu’un sache où elle a atterri et qu’il avertisse celui qui la cache que le désir de la Mère de Dieu est d’être vénèrée dans une église, entre Sainte Marie Majeure et Saint Jean de Latran. »
Justement, un certain Père Miguel Marchi, rédemptoriste, en entendit parler: il savait bien où elle se trouvait, puisque encore enfant, il avait souvent servi la messe dans l’oratoire où était l’icône. Il s’en souvenait : le dernier des Augustins de l’époque, Frère Augustino Orsetti, lui avait recommandé de ne pas oublier que cette image négligée et empoussiérée était l’icône miraculeuse réchappée de Saint-Matthieu.
Deux ans plus tard, le Supérieur général des Rédemptoristes, le Père Nicolas Mauron, sollicite du pape Pie IX de confier à la nouvelle église du Très- Saint-Rédempteur et de saint-Alphonse-de-Ligori – consacrée en mai 1859, près de l’ancienne Saint-Matthieu –, la représentation de Notre-Dame du Perpétuel Secours dont les Augustins, de leur côté, ne voulaient toujours pas se séparer. Le Pape Pie IX, dont la de-vise était de rechercher la plus grande gloire de Marie, accepta aussitôt, offrant en compensation à la « microscopique » communauté des Augustins une copie authentique et un don de 50 escudos. C’est ainsi que l’icône, restaurée en 1866, fut de nouveau exposée au culte public, en l’église du Saint-Rédempteur et Saint-Alphonse-Marie- de-Ligori, via Merulana, dès le 26 avril, avec procession solennelle et triduum. Nouvelle procession l’année suivante pour le couronnement canonique, le 23 juin – même si sa fête est fixée au 27 juin avec office et messe propre. Ainsi confiée à un institut missionnaire en pleine expansion, la notoriété de Notre-Dame du Perpétuel Secours allait connaître un essor prodigieux.

2 commentaires à “Notre Dame du Perpetuel secours”


  1. 0 Alexis Mbengue 14 oct 2008 à 21:10

    Marie est apparue a mon grand père dans les année 1800, dans un village du Sénégal appelé Mont Rolland. Un village d’animistes, fermé sur lui même refusant tout contact exterieur. Aucun allogène ne devait passer la nuit dans le village. Le maitre des interdits y veillait scrupuleusement
    Le maitre des interdit voit cependant en songe une Dame tout de blanc vetu, portant son enfant à la main. La Dame qui lui recommande d’accueillir favorablement des étrangers qui se présenteront chez lui sous peu. Quelque mois aprés arrivent à deux de cheval deux blancs. Après les civilités, du livre que tenait un des blancs tombe l’icone de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus. Mon grand père du nom de Lamane Daour Mbengue tout tremblant, se baisse et ramasse l’icone et demande au blanc qui est cette Dame.Il a fallu au vieux d’user de toute son influence pour faire déroger a toute une communeauté l’une de ses regles essentielles. Les missionnaires se sont implantés. Le vieux plus tard meurt et on s’apprete a l’enterre, il donne signe de vie et explique que son ame a bien quitte son corps. Arrivée à une porte ou il y avait une longue queue la Dame qu’il a vu en songe et qui était au devant de la porte l’intercepte et lui dit qu’il n’avait pas le papier pour entrer et qu’il lui fallait aller retrouver le père pour lui delivrer un papier régulier. Il dit que c’est au moment ou son ame a rejoint son corps qu’il a donné signe de vie. Il a vaicu longtemps après et dans sa vieillesse, malade, après avoir été baptisé, il voit partout des enfants tout de blanc vêtue dans sa chambre et dans les champs. Il fait venir le père et lui demande si c’est lui qui était la avec les enfants de choeurs.Le père lui a dit non. Il meurt donc et se repose definitivement
    Cent ans après sa mort, on découvre dans les archivres africaines en France la lettre du père curè envoyée à l’évêque d’alors et relatant tous ces faits.Le village a été chretienneté et une chapelle de la mission porte le nom de Notre Dame du Perpetuel Secours. Apparemment c’est la seule église portant ce nom dans tout le Sénégal.L’un des petits fils, moi même, parti en pélerinage à Rome est revenu avec l’ICONE du Perpetuel Secours que j’ai acheté à L’Eglise de NOTRE DAME DU PERPETUEL SECOURS A ROME.On a retrouvé la tombe du vieux DAOUR MBENGUE. Faites-y un pelerinage surprise. Visitez la Tombe du Vieux Daour

  2. 1 roselyne s. 9 juil 2009 à 9:53

    notre dame du perpétuel secours j’ai recours à vous ne m’abandonné pas venez à mon aide protéger moi contre les embuches du démon asiste moi tout au long de ma vie comble moi de toutes les grâces dont j’ai tant besoin dans ma vie protège mon lieu de travail offre moi un emploi qui est meilleur que ceci merci

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